
Meng Wanzhou quittant son domicile pour se rendre au tribunal
Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK
La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, devrait comparaître devant un tribunal de New York pour résoudre les accusations portées contre elle par les États-Unis, selon des informations de l'agence Reuters confirmées par CBC.
Mme Meng devrait plaider coupable et payer une amende afin de régler les accusations de fraude qui pèsent contre elle.
Selon les sources de CBC, des avocats de la Couronne seront présents en cour à Vancouver pour mettre fin au processus d'extradition contre Meng Wanzhou, si l'entente est acceptée par le tribunal de New York.
Sa détention à domicile à Vancouver pourrait donc prendre fin aujourd'hui.
Le drame prend fin aujourd’hui
, croit l'avocat spécialisé en immigration Richard Kurland, qui suit l’affaire de près. Cela ne veut pas dire que Mme Meng sera complètement libre, précise-t-il, car si son admission de culpabilité contient des éléments criminels, la directrice financière pourrait faire face à certaines restrictions, notamment sur sa capacité de voyager librement à l’étranger.
Vers une libération des deux Michael?
L’arrestation en décembre 2018 de la directrice financière de Huawei, à la demande des États-Unis, a soulevé la colère de Pékin et ébranlé les relations entre le Canada et la Chine.
Deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, ont été arrêtés et emprisonnés quelques jours plus tard par les autorités chinoises, ce qu’Ottawa et plusieurs de ses alliés considèrent comme une mesure de représailles.
La chose la plus importante, c’est la liberté de nos deux Michael
, indique l’avocat Richard Kurland. Leur remise en liberté pourrait survenir dans les jours à venir
, croit-il. Michael Spavor et Michael Kovrig ont souffert pour le bien du Canada
et leur traumatisme et celui de leur famille ne peut être minimisé, selon lui.
Accusée de fraude par la justice américaine
Meng Wanzhou est accusée d’avoir menti à la Banque HSBC à propos des liens unissant Huawei et sa filiale Skycom, qui faisait affaire en Iran, lors d’une rencontre ayant eu lieu en 2013 à Hong Kong.
La poursuite allègue que la femme d’affaires chinoise, par des déclarations frauduleuses faites à un cadre de l'institution financière, a faussement laissé croire à HSBC qu’il n’y avait aucun risque à continuer à faire des affaires avec Huawei malgré les sanctions économiques imposées par Washington contre Téhéran.
Meng Wanzhou pourrait être libérée dès vendredi - ICI.Radio-Canada.ca
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