Au moment où son deuxième actionnaire réclame un ménage au sein de sa haute direction, la Compagnie des chemins fer nationaux du Canada (CN) fait miroiter une hausse de sa rentabilité dans le cadre d’un plan prévoyant entre autres une réduction des dépenses et une vente potentielle d’actifs jugés non essentiels.
Le plus important chemin de fer au pays, qui a vu le Kansas City Southern (KCS) lui glisser entre les mains au profit du Canadien Pacifique (CP), compte également recommencer à acheter des actions, selon ce qui a été présenté vendredi.
Deuxième actionnaire en importante de l’entreprise établie à Montréal, TCI Fund Management a officiellement demandé la tenue d’une assemblée extraordinaire d’ici le 1er décembre afin de remplacer quatre membres du conseil d’administration par des candidats qu’elle a choisis.
Le fonds londonien, qui traîne une réputation de militant et qui est également le plus important actionnaire du CP, s’opposait depuis le mois de mai à l’offensive du CN. Selon la firme, la tournure des évènements témoigne d’une incompréhension du contexte réglementaire nord-américain de la part du transporteur ferroviaire.
KCS a finalement opté pour l’offre valorisée à 31 milliards US du CP, qui est confrontée à moins de risques réglementaires aux États-Unis, même si elle était inférieure à celle de 33,6 milliards US émanant du CN.
À la Bourse de Toronto, vendredi avant-midi, le titre du transporteur montréalais grimpait de 2,82 %, ou 1,92 %, pour se négocier à 149,67 $.
Le plan du CN table entre autres sur un rachat d’actions d’environ 1,1 milliard d’ici janvier, l’arrivée de deux nouveaux membres au conseil d’administration ainsi qu’une amélioration du ratio d’exploitation – une mesure de l’efficacité qui exprime les dépenses en pourcentage des revenus – à 57 %.
Sous pression, le CN propose un plan pour se relancer - La Presse
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