Le mariage entre la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN), et le Kansas City Southern, n’aura pas lieu. Le transporteur ferroviaire américain a finalement décidé d’unir sa destinée avec le Canadien Pacifique (CP), le grand rival de l’entreprise établie à Montréal.
Cette décision de l’entreprise américaine, annoncée mercredi, constitue le dernier chapitre d’un affrontement de plusieurs mois opposant les deux chemins de fer canadiens. Ceux-ci convoitaient KCS en raison de ses actifs ferroviaires procurant un accès au Mexique.
KCS avait accepté l’offre valorisée de 33,6 milliards US du CN, mais les autorités réglementaires américaines avaient porté un dur coup au projet le 31 août dernier. Cela a incité la compagnie du Missouri à considérer l’offre relevée du CP de 31 milliards US qui comportait moins de risques.
« Bien que nous soyons déçus de ne pas pouvoir offrir les nombreux avantages indéniables de cette opération, l’offre proposée au KCS était audacieuse et stratégique et a tout de même produit des résultats positifs pour le CN », a indiqué le président-directeur général de l’entreprise, Jean-Jacques Ruest, dans une déclaration.
Le Surface Transportation Board (STB) – responsable des fusions dans le secteur ferroviaire aux États-Unis – avait refusé la demande du CN visant à mettre sur pied une fiducie avec droit de vote en jugeant que la proposition n’était pas conforme à l’intérêt public.
Cet outil aurait permis au CN de détenir les actions du transporteur ferroviaire américain pendant l’examen de la transaction, qui aurait pu s’échelonner jusqu’à la fin de 2022. Les actionnaires de KCS auraient également été payés plus rapidement plutôt que de devoir attendre la clôture de la transaction.
En raison de sa plus petite taille, le CP avait obtenu la permission d’utiliser une fiducie avec droit de vote. Un regroupement entre le CP et KCS, dont les réseaux ne se chevauchent pas, serait également examiné en vertu de règles moins strictes aux États-Unis. Le CP avait annoncé une entente avec le transporteur américain en mars dernier avant de voir le CN venir lui damer le pion avec une offre plus élevée.
Le CN empochera néanmoins un prix de consolation. En vertu de son entente avec KCS, l’entreprise montréalaise obtiendra 700 millions $ US en frais de résiliation ainsi que le remboursement de frais similaires auparavant versés au CP.
Le CP se sauve avec KCS, qui annule son mariage avec le CN - La Presse
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